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Aveuglement ou déni ?

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"Il est plus difficile de désagréger un préjugé qu'un atome" Albert Einstein

Nous explorerons dans cet article les causes de l'inaction que nous observons depuis quelques années, malgré la prise de conscience importante qui a eu lieu en matière d'environnement. En effet, peu d'individus font preuve aujourd'hui d'une action éco-responsable, malgré un niveau d'information élevé sur les déséquilibres environnementaux. Les causes de cette inaction se situent sur le plan psychologique, mais aussi au niveau émotionnel. Nous explorerons ce deuxième volet lors d'un prochain article.

Les symptômes psychologiques de la majorité de nos concitoyens, qui ne sont pas (encore?) engagés en matière de développement durable, se manifestent sous différentes formes. Nous allons les identifier. Nous allons découvrir les croyances inappropriés qui induisent des comportements inadaptés. Les croyances façonnent en effet la manière de penser, et donc d'agir. Sur le plan psychologique et cognitif, nous vous proposerons dans la deuxième partie de cet article de nouvelles manières de voir la réalité présente.

Syndrome du Titanic :
Dans ce cas fréquent dans les pays riches, l'hypothèse sous jacente est que nous vivons dans un monde de rareté, donc si le navire Terre doit couler, autant figurer parmi les passagers de la première classe. La manifestation la plus visible est l'avidité et la cupidité, qui enferment. Le partage est plus que jamais nécessaire, comme l'ouverture aux autres.

Fatalisme:
Les choses sont comme elles sont et il n'y a rien que je puisse faire à ce sujet. La croyance en son incapacité à agir induit une inaction visible, un renoncement et une attitude pessimiste. Tous les grands changements survenus au cours de l'histoire humaine sont le fait d'individus engagés qui avaient la conviction de réussir.

Le mimétisme:
Si d'autres le font, alors je peux aussi ... OU ... Si personne s'en occuppe, pourquoi le ferais-je? Le conformisme social est la justification de comportements inadaptés ou de son inaction dont l'individu est conscient. Quand aux effets non visibles de l'action individuelle, elle est vraie quand une seule personne le fait, mais n'est plus vrai quand (presque) tout le monde le fait.

Maximiser les gains pour soi:
La main invisible qui guide tous les individus, qui poursuivent des intérêts individuels, pour produire le plus grand bénéfice pour la société dans son ensemble? Ce mécanisme de marché é été décrit par Adam Smith en 1776 dans La richesse des nations. Ma responsabilité se limité à moi même et à ma famille. Vous n'avez qu'à vous occuper de vous. Une des causes sous jacentes de l'individualisme, mais nous avons visiblement retenu que la première moitié de la phrase d'Adam Smith, mais pas la seconde qui concerne le bien être de la société dans son ensemble.
Théorie de la confiance
Le marché, la technologie, quelqu'un ou quelque chose va s'en occuper. Expression de la déresponsabilisation individuelle au profit de celle des grands acteurs économiques, de la science, des politiques .... Les manipulations de l'information de type" médias de masse" amènent à être plus prudent. Les initiatives sincères, éthiques, et véritablement bénéfiques se situent toutes sur le niveau local, initiées par l'initiative personnelle.

"C'est juste un jeu"
Jouons et voyons ce qui arrive. Expression d'un désintérêt doublé de cynisme, ces individus devraient réflechir davantage à la finalité du jeu, à son issue probable et à la possibilité qu'ils ont à leur niveau d'en changer les règles.

"Je veux gagner la partie"
Jouer selon les règles d'un jeu à somme nulle (cad des gagnants et des perdants) quand en réalité nous ne jouons pas un jeu à somme nulle (cad pour que quelqu'un gagne, tout le monde doit gagner parce que les joueurs dépendent les uns des autres). La relation d'interdépendance que nous avons entre nous et le reste de la biodiversité est largement méconnue.

Avidité
Je veux beaucoup et me moque des conséquences. Expression d'un malaise interne souvent lié à des traumatismes dans l'enfance, c'est une manifestation d'un besoin de reconnaissance fort.

Vous pourrez également observer d'autres comportements, sous tendus par des croyances qui ne sont jamais avouées:
- Je suis anthropocentrique, donc je ne pense même pas à la santé des systèmes naturels

- Les ressources sont illimitées et chaque chose peut être subsituée

- Nous controlons les choses. Si nous avons besoins de quelque chose, nous pouvons le fabriquer.

La bonne nouvelle: nous sommes capables de faire évoluer nos paradigmes.
"Nous ne pouvons changer les problèmes significatifs auxquels nous sommes confrontés avec le même niveau de pensée que celui avec lequel nous les avons crées." Albert Einstein
En tournant cette phrase célèbre en positif, nous voyons qu'il suffit de changer notre paradigme, c'est à dire les croyances qui sous tendent notre façon de penser pour évoluer et solutionner les problèmes significatifs auxquels nous sommes confrontés .

Voici quelques nouveaux paradigmes, utiles et urgents à adopter:
Agir avec une culture écologique
La structure de notre planète nécessite que nous agissions en respectant des lois et des principes naturels, plutôt que les ignorer. Nous faisons partie intégrante de l'écosystème, et dépendons de lui. Il serait idiot de vouloir l'asservir, de le dominer, car il perdrait sa stabilité et ne remplirait plus aussi bien les fonctions quye nosu attendons de lui.

Abondance au sein de la réalité
Il y a ce qu'il faut pour que cela fonctionne, et les systèmes sains ont des limites. La capacité de charge de la planète impose que nous vivions au sein des moyens de la nature. "Il y a bien assez pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la cupidité de tous" disait Gandhi. Réduire nos consommations en nous recentrant sur l'essentiel, éliminer les gaspillages, sortir de nos bulles consuméristes est une voie pleine de rencontres, d'économies et de bien être.

Tout est connecté
La pensée systémique demande une vue à long terme des impacts de nos choix et actions. Nous sommes naturellement capable de penser en terme de systèmes, mais les organisations au sein desquelles nous travaillons sont formatées autrement. Le résultat à court terme est privilégié et le questionnement sur les impacts est ignoré. En inversant cette tendance, nous apprenons une autre façon d'appréhender la réalité, pleine de récompenses.

Réciprocité
Dans un contexte d'interdépendance, la poursuite des intérêts individuels est la mieux servie au travers du développement de relations mutuellement bénéfiques. Tirer la couverture à soi est une stratégie court terme, qui maximise le gain immédiat. En généralisant cette façon de procéder, les échanges à moyen terme se contractent car le niveau de confiance en l'autre baisse. Avec la réciprocité, il y a recherche de l'équilibre dans l'échange. Le gain personnel immédiat n'est plus maximisé à court terme mais s'optimise à moyen terme.
Nous sommes tous responsables ...
Intégrer les conditions de vie des générations futures et l'action collective sont nécessaires car chaque chose que nous faisons et ce que nous ne faisons pas fait une différence. Si nous n'avons que faire des générations futures, disons leur, droit dans les yeux ! Et assumons les conséquences de cette position...
Nous avons un pouvoir d'action que nous sous estimons. Alors engageons nous après avoir exploré nos paradigmes.

Marc Zischka d'après Jaimie Cloud, Sustainability Education, New York

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